L’Union européenne est le premier partenaire commercial de l’État d’Israël grâce à un accord : l’accord d’association UE-Israël. Ce partenariat officiel lui donne également accès à de nombreuses ressources de l’Union Européenne et permet la mise en œuvre de programmes de coopération privilégiés. Nous demandons la suspension de cet accord d’association tant qu’Israël ne respecte pas le droit international et les droits humains. Le Conseil d’association réuni les représentant des parties signataires de l’accord pour examiner le respect de l’accord. Le prochain Conseil d’association UE-Israël est prévu ce 24 février.
Le respect des droits humains et des principes démocratiques par les parties sont des éléments « essentiels » de l’accord (article 2). Les violations des droits humains constituent donc une infraction grave.
Israël commet clairement des graves violations du droit international. En 16 mois, les forces israéliennes ont tué plus de 46 000 Palestiniens à Gaza (dont 17 000 enfants) et blessé au moins 100 000 autres, ont déplacé presque toute la population de la zone occupée, tout en empêchant l’entrée d’aide humanitaire, et en détruisant 60% des infrastructures gazaouies. Les attaques israéliennes contre la Cisjordanie occupée, les arrestations massives et l’usage systématique de la torture, les fermetures, les raids militaires et l’expansion des colonies sont en augmentation.
La Cour internationale de justice (CIJ) a ainsi jugé nécessaire la mise en place des mesures de prévention d’un génocide. La Cour pénale internationale a émis des mandats d’arrêt contre le Premier ministre et l’ancien Ministre de la Défense israéliens. En juillet 2024, la CIJ a jugé illicite l’occupation par Israël des territoires palestiniens depuis 1967. L’assemblée générale de l’ONU a pris acte de cet avis en votant une résolution, approuvée par 124 États, dont la France, exigeant la fin de l’occupation et de la colonisation de la Palestine d’ici septembre 2025.
Grace au formulaire ci-dessous, Ecrivez aux responsables européens et aux représentants du MEAE français auprès de l'UE afin d’exiger que la violation de l’article 2 par Israël soit l’élément essentiel de l’ordre du jour de la prochaine réunion du Conseil d’association et que l’UE suspende l’Accord d’association UE-Israël tant qu’Israël viole les droits humains.